Archives par mot-clé : Passage à l’acte

Sonia Harrati, David Vavassori : agir violent et impasse pubertaire

Cet article s’intéresse à l’agir violent de l’adolescent hospitalisé en milieu psychiatrique. À partir d’un cas clinique, il se donne pour objectif de discuter d’une part en quoi à travers l’agir violent et le défaut de symbolisation, l’adolescent vient figurer une impasse pubertaire et soulève l’hypothèse d’une psychose pubertaire ; et d’autre part comment le clinicien peut ouvrir une perspective thérapeutique face aux ruptures du processus symbolique poussant l’adolescent vers l’agir violent.

Adolescence, 2019, 37, 2, 403-422.

Sophie Kecskeméti : la guerre civile

Après plus de soixante-dix ans de paix en Europe occidentale, on peut s’interroger sur le destin de la destructivité sous ces conditions inédites. On assiste peut-être à ce que l’on peut assimiler à des « guerres civiles » : suicides, ruptures familiales, judiciarisation de la vie civile. Deux vignettes cliniques, l’une illustrant les guerres intrafamiliales, l’autre les guerres institutionnelles sont complétées par quelques comparaisons entre ces deux formes et quelques considérations sur la différence entre passages à l’acte individuels et collectifs.

Adolescence, 2019, 37, 2, 343-355.

Florian Houssier, Jean-Yves Chagnon : psychopathie, passage à l’acte et destructivité de l’objet

En explorant certaines qualités primaires d’un lien sécure, nous repérons a contrarioce qui vient entraver la capacité à traverser le processus adolescent ; nous articulons ce propos à la situation clinique de Joshua, un adolescent souffrant de psychopathie. Les passages à l’acte itératifs de cet adolescent suggèrent l’hypothèse d’un délire contenu par les violences rejouant une scène primitive traumatique.

Adolescence, 2019, 37, 2, 313-323.

François Marty : pierre rivière : une violence adolescente ?

À partir de l’analyse d’un cas d’adolescent matricide, l’auteur envisage ce passage à l’acte criminel comme une impasse du processus pubertaire. La mise en perspective de l’histoire et du droit relatif à la justice des Mineurs permet de saisir l’évolution des conceptualisations psychopathologiques jusqu’à celle de la psychose pubertaire. En entremêlant l’histoire du droit, de la justice et de la psychiatrie, l’auteur propose une lecture du fait psychique étendu au contexte dans lequel il s’insère.

Adolescence, 2019, 37, 2, 289-312.

Élise Pelladeau : le corps dans l’agir sexuel

Nous questionnerons les fonctions du corps de l’adolescent engagé dans l’agir sexuel violent en nous appuyant sur le cas de Pierre, quinze ans, incarcéré pour des faits de viols. En appui sur la troisième topique de C. Dejours (2003), nous reviendrons sur les premiers temps de la relation à l’objet primaire, puis sur l’après-coup traumatique pubertaire éprouvant le clivage topique entre inconscient refoulé et inconscient proscrit et précipitant les agirs sexuels violents envers et contre le percept.

Adolescence, 2019, 37, 1, 33-42.

Nicolas Rabain, Fanny Dargent : des sexualités

Les auteurs introduisent différents axes de réflexion concernant les sexualités adolescentes. Les évolutions sociétales – réseaux sociaux, place des sexualités minoritaires… – ont-elles modifié les représentations et les conduites des adolescents ? Cures, soins institutionnels et objet culturels offrent de précieux terrains pour penser, à travers le prisme de la clinique du transfert, la complexité des liens entre sexualité, violence et jeux identificatoires.

Adolescence, 2019, 37, 1, 9-12.

David Vavassori, Sonia Harrati : la passion de l’agir

Chez les adolescents incarcérés, les modalités psychiques, basées sur la dépendance et la passion de l’agir, s’actualisent en milieu carcéral. L’article traite des aménagements psychiques de ces sujets ainsi que des modalités d’émergence de la violence. Les agirs violents apparaissent alors comme une modalité défensive en réaction à l’excitation pulsionnelle favorisée par « l’hyper-sollicitation carcérale » et la promiscuité relationnelle/institutionnelle inhérente au dispositif même des EPM.

Adolescence, 2018, 36, 2, 333-348.

Francesca Di Giacomo, Solène Martin-Bonneville, Hélène Lida-Pulik : le sentiment du tragique

La tragédie, née à Athènes au Ve siècle av. J.-C., est caractérisée par la représentation de la nature problématique de la réalité. À l’adolescence, la résolution de l’énigme de la sexualité permet d’investir l’idée que des forces conflictuelles déterminent le comportement des hommes. En découvrant la dimension tragique de l’existence, l’adolescent peut reconnaître les manœuvres perverses où du registre de l’ambigüité on passe à celui de la paradoxalité, et s’engager dans une action de dénonciation.

Adolescence, 2018, 36, 2, 253-261.

CLAUDE SAVINAUD : EL SENTIDO DE LO IRREPARABLE

El passage à l’acte del adolescente que comete un hecho delictivo puede ser visto como un acto de transición que acompaña la necesaria transformación de la imagen del cuerpo propio, transformación que acarrea una revisión de las imágenes materna y paterna. El masoquismo erógeno desempeña entonces un papel preponderante, tendiendo a substituir inaccesibles representaciones de objeto por un objeto “ya allí”, el cuerpo del adolescente portador de introyecto materno. Así, la pulsión –vuelta hacia sí misma y hacia su contrario– brinda un medio para contener la excitación, un frágil self control que mantiene el enlace de las pulsiones agresivas y libidinales, transformando el autoerotismo negativo en masoquismo moral. Lo irreparable del acto funciona como punto de partida de una subjetivación, mediante la cual el Sujeto puede apropiarse sus propias fracturas en lugar de atribuirlas proyectivamente al contexto relacional.

CLAUDE SAVINAUD : EL SENTIDO DE LO IRREPARABLE

El passage à l’acte del adolescente que comete un hecho delictivo puede ser visto como un acto de transición que acompaña la necesaria transformación de la imagen del cuerpo propio, transformación que acarrea una revisión de las imágenes materna y paterna. El masoquismo erógeno desempeña entonces un papel preponderante, tendiendo a substituir inaccesibles representaciones de objeto por un objeto “ya allí”, el cuerpo del adolescente portador de introyecto materno. Así, la pulsión –vuelta hacia sí misma y hacia su contrario– brinda un medio para contener la excitación, un frágil self control que mantiene el enlace de las pulsiones agresivas y libidinales, transformando el autoerotismo negativo en masoquismo moral. Lo irreparable del acto funciona como punto de partida de una subjetivación, mediante la cual el Sujeto puede apropiarse sus propias fracturas en lugar de atribuirlas proyectivamente al contexto relacional.