Argumentaires des numéros à paraître

 la Revue est semestrielle

Les auteurs souhaitant proposer un article pour un des prochains numéro à pourvoir doivent le faire parvenir en fonction des argumentaires ci-dessous et selon les modalités des recommandations aux auteurs.

Année 2022

Argumentaire du numéro : En réseau

Numéro clos

Parution 15 septembre 2022, T. 40 n°2

          Les écrans ont envahi notre quotidien, en particulier celui des adolescents. Souvent diabolisés du fait de la fascination qu’ils exercent et le temps parfois considérable qui leur est consacré, ils peuvent aussi être porteurs d’une formidable ouverture sur le monde. Le développement exponentiel des nouvelles technologies, d’Internet et des jeux vidéo offre un accès inédit à de nouvelles formes psychopathologiques sur un continuum entre normal et pathologique que les questions sur les mésusages et les dépendances n’épuisent pas. En effet, l’écran n’est jamais loin du rêve et de la projection, support de transformation mais aussi de dissimulation, écran blanc, écran noir pour nuits blanches ou nuits noires car, comme le dit l’adage, derrière tout écran se cache un horizon.

Ce numéro de la revueAdolescencepropose d’ouvrir la réflexion à partir d’un double questionnement : celui de la psychopathologie des écrans dans sa double valence délétère et trophique et celui de la thérapie. Les thérapies à médiation où les dispositifs faisant la part belle aux écrans sont multiples, les séances en visio en raison de la pandémie et du confinement ont ouvert d’autres voies de réflexion sur la fonction des écrans dans la relation thérapeutique et sur leurs effets dans le maniement du transfert.

Année 2023

Argumentaire du numéro : Cloîtré

date limite de réception des articles 30 septembre 2022

Parution 15 mars 2023, T. 41 n°1

   Que l’adolescent soit puni dans sa chambre, au motif qu’il traîne trop dehors à faire on ne sait quoi avec on ne sait qui, ou que l’injonction soit qu’il en sorte pour aller prendre l’air, et mieux encore faire du sport, la chambre polarise les fantasmes d’une réclusion qui n’a rien de monastique… De son origine latine signifiant « verrou, barrière », jusqu’à sa forme métonymique de « lieu clos », la chambre de l’adolescent est le lieu de tous les conflits alimentant la psychopathologie de la vie quotidienne comme celles de ses formes les plus graves. La forme pronominale « se cloîtrer » fait de l’adolescent l’auteur de l’injonction inconsciente à se mettre à l’écart, à l’abri du dehors et de ses sollicitations, lorsque celles-ci menacent de déborder ses capacités de liaison pulsionnelle. Si le repli transitoire peut soutenir par l’inhibition des fonctions du moi et le repli narcissique les moyens de traiter de trop fortes tensions d’excitation, il peut tout aussi bien être le prodrome de formes pathologiques graves : ainsi en est-il des troubles des conduites alimentaires, quand la quête d’ascèse signe le refus de la sexualité, ou bien du syndrome de claustration nommé hikikomori, dans lequel l’adolescent s’engage dans un enfermement sans fin, ou bien encore lorsque la chambre constitue le dernier rempart face à des angoisses de persécutions qui sont les premiers signes d’une désorganisation psychotique… De la réclusion pathologique à la claustration comme leviersthérapeutiquesquand l’hospitalisation devient nécessaire, ce numéro de la Revue se propose d’explorer les multiples déclinaisons de ce que « cloîtré » peut signifier à l’adolescence.

Revue trimestrielle de psychanalyse, psychopathologie et sciences humaines