Archives par mot-clé : Groupe

Xanthie Vlachopoulou, Christophe Bittolo, Cindy Vicente, Philippe Robert : le numérique interférence avec le processus adolescent.

À l’heure du numérique et de la prolifération des écrans, l’adolescent va pouvoir mettre en scène ses désirs, défenses, conflits… L’utilisation des mondes virtuels, supports propices aux projections déterminés par la rencontre entre sa propre virtualité et celle de ces mondes pixellisés, va accompagner le processus adolescent. L’usage des mondes virtuels met le processus d’adolescence en pause, mais cela peut aller jusqu’à une répétition morbide désobjectalisante empêchant le devenir adulte.

Adolescence, 2020, 38, 1, 89-101.

Sébastien Chapellon : violence dans le travail d’équipe

Il arrive qu’un adolescent transfère sa propre désorganisation interne sur les personnes qui l’entourent. Entre elles, des incompréhensions et des tensions émergeront. La problématique que l’adolescent leur demande inconsciemment d’héberger peut induire une grande violence interpersonnelle, au risque de dévaster les liens institutionnels. Différents exemples éclairent les mécanismes intersubjectifs à l’œuvre.

Adolescence, 2019, 37, 2, 423-438.

Sophie Kecskeméti : la guerre civile

Après plus de soixante-dix ans de paix en Europe occidentale, on peut s’interroger sur le destin de la destructivité sous ces conditions inédites. On assiste peut-être à ce que l’on peut assimiler à des « guerres civiles » : suicides, ruptures familiales, judiciarisation de la vie civile. Deux vignettes cliniques, l’une illustrant les guerres intrafamiliales, l’autre les guerres institutionnelles sont complétées par quelques comparaisons entre ces deux formes et quelques considérations sur la différence entre passages à l’acte individuels et collectifs.

Adolescence, 2019, 37, 2, 343-355.

Giuseppe Lo Piccolo : du trauma au photolangage®

Ce texte présente la méthode Photolangage®dans la clinique des agirs adolescents. Il montre comment se dispositif favorise les processus de liaison et de symbolisation en situation groupale, ainsi que les effets d’une double contenance des mouvements pulsionnels, permettant la figurabilité des traces traumatiques liées aux expériences non symbolisées.

Adolescence, 2019, 37, 1, 97-110.

Jacques Dayan : le puzzle de la délinquance des jeunes filles : un champ de recherches ouvert

Peu de délits sont établis chez les jeunes filles relativement à leurs homologues masculins. Délits et crimes ne sont toutefois pas les seules formes d’expression de la violence et de la transgression auxquelles sont confrontées, passivement ou activement, les jeunes filles. Ces formes diverses questionnent la spécificité féminine de certains modes transgressifs, violents et non-violents, et leur traitement socio-judiciaire. Ce puzzle sémiologique est un champ ouvert à la recherche.

Adolescence, 2018, 36, 1, 13-21.

Jessica Jourdan-Peyrony, François Pommier : Le masque comme enveloppe

Créer des masques à partir de l’empreinte du visage avec des adolescents au fonctionnement limite en institution psychiatrique permet de relancer un processus de subjectivation. Cette médiation accueille des projections identifiantes sur des supports concrets, les thérapeutes et le cadre. Confection, création imaginaire et mise en jeu scénique font travailler la dimension corporelle et groupale, la constitution des enveloppes psychiques et leur renfort, en écho aux interactions précoces.

Adolescence, 2017, 35, 2, 315-324.

Almudena Sanahuja, Patricia Manga-Carrola, Anouck Ruet : obésité, un dispositif groupal

Cet article propose une réflexion autour de la mise en place d’un dispositif novateur à médiation corporelle, à destination de jeunes filles en situation d’obésité où les enjeux tant individuels que groupaux vont se déployer. Cette approche globale où s’entremêlent le somatique et le psychique insiste sur l’intérêt du groupe comme support de contenance pour des jeunes filles qui présentent une image inconsciente du corps troublée.

Adolescence, 2016, 34, 1, 151-166.

Marie Thomas, Didier Drieu, Jalal Jerar Oulidi, Aymeric De Fleurian : intérêt des groupes avec médiations

Le travail groupal avec médiations peut soutenir la symbolisation dans les soins aux adolescents vulnérables. Comme dans le psychodrame, le dispositif d’un groupe « trouvé/créé » – ici avec des jeunes d’un hébergement thérapeutique – et le support de la narrativité (cartes, histoires fantastiques, récit imagé et partagé) peuvent mobiliser une dynamique d’interfantasmatisation et déjouer ainsi la violence d’incorporats traumatiques qui sidèrent les processus d’adolescence.

Adolescence, 2016, 34, 1, 129-138.

Tamara Guenoun : médiation thérapeutique par l’improvisation théâtrale

Cet article analyse le « site » thérapeutique de la médiation théâtrale. Le groupe y occupe une place centrale, se différenciant toutefois du dispositif thérapeutique de psychodrame analytique en groupe. Les propriétés du médium théâtral induisent une dynamique spécifique. La scène se fait catalyseur de la fonction phorique. L’accordage esthétique offre des occasions de désidentification.

Adolescence, 2016, 34, 1, 117-128.

Véronique Laurent, Simon Duchêne, Claire Lathière : dynamique de l’institution comme groupe

À partir d’un modèle d’institution référé au groupe, l’article dégage un processus transformationnel qui porte sur les enveloppes psychiques individuelles et collectives. Les aléas de l’intériorisation progressive du cadre rappellent que pour certains adolescents le travail sur les limites différenciatrices et le rétablissement d’une peau pour les pensées précèdent la possibilité d’une centration sur les contenus refoulés. Les capacités auto-réorganisatrices du groupe soutiennent ces changements.

Adolescence, 2016, 34, 1, 65-82.