Archives par mot-clé : Transfert

Virginie Tournefier : en(quête) de nomination

Nous aborderons la question de l’adolescent incasable par le biais d’un paradoxe, en évoquant la quête nécessaire de sa nomination par un autre qui le constituera comme sujet. La clinique des adolescents à la Protection Judiciaire de la Jeunesse confronte à la violence de la répétition, mais aussi à l’impuissance et au désarroi. La haine du transfert – et dans le transfert – est essentielle à entendre pour saisir les enjeux de l’adolescent assujetti à cette position d’objet exclu.

Adolescence, 2021, 39, 2, 415-424.

Catherine Chabert : un tourment

L’auteur propose une réflexion théorique et clinique sur l’homosexualité à l’entrée dans l’âge adulte. À partir de la psychothérapie d’une jeune femme de vingt ans, sont explorés les destins du transfert homosexuel et de sa latéralisation en termes de choix d’objet et d’identification. Entre le complexe d’Œdipe au féminin et l’élaboration d’un deuil de l’enfance, les enjeux narcissiques et sexuels du masochisme et de la mélancolie se déploient au sein d’un processus marqué par la violence pulsionnelle et son devenir.

Adolescence, 2020, 38, 2, 319-330.

Sébastien Chapellon : violence dans le travail d’équipe

Il arrive qu’un adolescent transfère sa propre désorganisation interne sur les personnes qui l’entourent. Entre elles, des incompréhensions et des tensions émergeront. La problématique que l’adolescent leur demande inconsciemment d’héberger peut induire une grande violence interpersonnelle, au risque de dévaster les liens institutionnels. Différents exemples éclairent les mécanismes intersubjectifs à l’œuvre.

Adolescence, 2019, 37, 2, 423-438.

Fanny Dargent : l’adolescent mal accueilli : pulsion de mort et institution

À partir du récit clinique d’une longue hospitalisation en unité psychiatrique, l’auteur s’intéresse à la double valence de la répétition transférentielle, sous le prisme de la régression. Sont analysés les effets tout à la fois mortifères et liants de la régression, notamment ici dans le passage par les actingssado-masochistescomme voie de sortie à une identification mélancolique.

Adolescence, 2019, 37, 2, 281-288.

Francine Caraman : albertine et les garçons

Cet article s’attache à la mise en jeu singulière et exacerbée des séductions dans le transfert, chez une jeune fille en proie à une excitation sexuelle intense et s’adonnant à des amours sans retour après la mort brutale de son père. De la réponse de l’analyste à cette excitation et à une demande d’amour impérieuse dépend la possibilité de constitution d’une scène où le fantasme de séduction pourra être différenciateur et organisateur, au coude à coude avec celui de meurtre du père.

Adolescence, 2019, 37, 1, 43-57.

Nicolas Rabain, Fanny Dargent : des sexualités

Les auteurs introduisent différents axes de réflexion concernant les sexualités adolescentes. Les évolutions sociétales – réseaux sociaux, place des sexualités minoritaires… – ont-elles modifié les représentations et les conduites des adolescents ? Cures, soins institutionnels et objet culturels offrent de précieux terrains pour penser, à travers le prisme de la clinique du transfert, la complexité des liens entre sexualité, violence et jeux identificatoires.

Adolescence, 2019, 37, 1, 9-12.

Samir Fellak : Les balafres identitaires

L’absence ou la porosité des liens aux objets de l’enfance fissure, chez l’adolescent, la potentialité identificatoire et plonge celui-ci dans un insoutenable et inquiétant sentiment d’étrangeté du Moi. Le dispositif psychothérapique permet au patient d’exprimer sa haine à l’endroit de la mère ou du père, dans une relation de transfert sur le psychanalyste donnant une possibilité de rencontre à un autre, identifié comme « étranger », suffisamment différent (sexuellement) et différencié (narcissiquement).

Adolescence, 2017, 35, 2, 325-333.

Alain Braconnier : Crise de la transmission ?

L’auteur interroge les liens entre crise de la transmission, crise des identifications transgénérationnelles et crise d’identité, et leurs effets sur la construction identitaire des adolescents. Dans notre pratique, ne serions-nous pas confrontés à la conflictualité de ces trois domaines et nous-mêmes les supports transférentiels (et contre-transférentiels) potentiels de trois modes de relation d’objets avec les adolescents et les familles que nous rencontrons.

Adolescence, 2017, 35, 2, 261-268.

Marie Kaci : à l’épreuve de l’absence

Cet article présente les débuts du traitement chez un adolescent ayant subi des traumas précoces. La discontinuité rétablie dès le commencement du traitement par des absences répétées, va confronter l’analyste aux aléas des premières relations d’objet. Le cadre sans cesse ébranlé, voire attaqué, va devoir se construire autour des possibilités psychiques du patient.

Adolescence, 2017, 35, 1, 45-52.

Catherine Chabert : Le transfert, aux origines

Les débuts de traitement d’adolescents ou de jeunes adultes confrontent à des éprouvés de transfert d’emblée fortement mobilisés. L’excitation pulsionnelle et l’ambivalence caractérisent la situation analytique et les résistances renforcées par la crainte de trahir les objets d’amour originaires. La cure d’un jeune homme obsessionnel de vingt-trois ans, et sa mise en perspective avec L’Homme aux rats soutiennent cette hypothèse.

Adolescence, 2017, 35, 1, 9-20.